Moby / Everything Was Beautiful And Nothing Hurt

Richard Melville Hall est Moby, le multi-instrumentiste et star de l’électro trip-hop. Après la célébrité dans les années 90, de multiples participations avec des stars tels que David Lynch, Mylene Farmer, Robin Shultz, Jean Michel Jarre, sa carrière musicale personnelle a connu un passage à vide. Il revient avec Everything Was Beautiful And Nothing Hurt. Une renaissance?

Moby décrit lui-même son album sur son site comme “une tapisserie rayonnante explorant la spiritualité, l’individualité et le brisement de l’humanité”. Moby revient à ses racines orchestrales, soul, trip-hop et gospel.

Il est sûr que les mélodies sont froides et tristes. En même temps, c’est dans ce registre que Moby est le plus talentueux.

Quand on écoute Mere Anarchy, l’esprit trip-hop est très présent avec un beat dominant et une tristesse dans les synthés et la voix sublime. Les notes longues, la voix calme et froide font le parallèle avec un beat plus rapide et sec.
C’est d’ailleurs le morceau qui sonne comme le plus moderne de l’album.

De la même façon, les influences soul et gospel aparaissent dès The Waste Of Suns. Cela me fait penser à un vieux morceau d’électro des années 90 que jaimais étant adolescent (impossible de me rappeler le nom). De même le gospel est très présent sur The Last Of Goodbyes. Là encore les sonorités sonnent très vintage avec même un refrain à la Enya. Ce sont des morceaux que l’on oublie à peine fini d’écouter par manque d’accroche musicale et de réelle innovation mélodique ou musicale.

Je m’arrête deux secondes sur The Ceremony Of Innocence qui sonne comme un hommage à David Bowie, la mélodie me faisant penser à Space Oddity. Les notes de pianos sont belles, la voix filtrée rend l’ensemble très triste et beau. Les arrangements orchestraux (violons, voix de synthèse imbriquées les unes aux autres) sont superbes.

Je passe de chansons en chansons sans jamais m’attacher réellement à quelque chose qui me ferait succomber ou juste me plaire.
Jusqu’au dernier tiers de l’album qui fait la part belle aux instruments moins digitaux :
Falling Rain And Light aux notes de pianos douces et chaudes sort du lot de tristesse installé dans l’album. Les notes sont plus courtes, plus souples et la voix filtrée est plus apaisée.
Et The Middle Is Gone, là encore au piano avec la voix en prose contant plutôt que chantant. On se laisse transporter par la mélodie trip-hop/house réconfortante.
Ou This Wild Darkness et sa mélodie de guitare plantant le décor d’une ballade blues/soul aidée par des choeurs féminins de qualité.
Et pour finir, A Dark Cloud Is Coming et son esprit soul jazz rappelant les salles obscures de concerts de jazz. Les notes de guitares virevoltent alors que résonne la voix de la chanteuse fredonnant par moment la mélodie. Magnifique.

Conclusion :

Un album un peu inégal et décousu. On passe d’un électro moderne à quelque chose de plus vintage pour finir sur des musiques plus organiques soul. Le début de l’album laisse présager un grand Moby. Et très vite on tombe dans le ventre mou de l’album. Seul moment où je m’en extirpe est la fin de l’album avec 4 morceaux qui sortent du lot par leur musicalité jazz/soul. 6 morceaux auraient suffi au lieu de 12 qui laissent un goût amer malgré un très grand travail d’orchestration et une grande originalité

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/57938792

Spotify : https://open.spotify.com/album/2X71A8CSYNQMaPS0XqZ3iV?si=5Vy2x8b3RMawGJaZop6NBQ

Facebook : https://www.facebook.com/mobymusic/

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