Rufus Bellefleur / Electricity For The Coliseum

Rufus Bellefleur est l’oeuvre d’un groupe français qui veut sortir des carcans instaurés par la musique elle-même. Le but du groupe est d’installer aussi bien un univers musical pluriel que de donner une expérience visuelle unique en concert. Electricity For The Coliseum est leur deuxième album et continue dans cette lancée.


Le pitch de l’album : 1929, Rufus Bellefleur est un fantôme sorti tout droit du bayou et se retrouve livré à lui-même dans l’immensité des villes américaines. L’arrivée de General Electrics (l’entreprise) est pour lui la possibilité de distiller sa force créatrice musicale sur fond de blues/folk/rock/hip-hop un peu déjanté.
Pour comprendre, il faut aussi bien écouter l’album que voir leur show.

Commençons déjà par l’album :

Après une intro années folles, Iron Snake pose une mélodie à la Muse avec un phrasé rapide aux tonalités hip-hop. On reconnait tout de suite l’influence d’un groupe comme Rage Against The Machine dans la façon de chanter et le cheminement du morceau.

Pour autant, ce ne sont pas là les seules influences que Rufus utilisent puisque le groupe ne veut pas s’enfermer dans un univers musical trop réducteur et sortir de leur zone de confort.

Love With A Machine Gun pose un riff de guitare plus folk accompagné d’un banjo. La modernité vient des arrangements et du chant énergique accompagné par les chœurs féminins pour ajouter un peu de pep’s au morceau.

Ghost Criminal change de registre avec un côté Limp Bizkit ou Cypress Hill. Chant rappé assumé et saturation de guitare bien crade.

On passe du coq à l’âne en changeant de style au fur et à mesure que l’album déroule.

The Exorcism Of Danny De Vito retombe dans l’esprit Cypress Hill avec rap et guitare saturée alors que The Night bascule plus dans une pop un peu funky à la Prince.

Les morceaux sont bons, les arrangements très soignés et les mélodies très agréables.

Petit coup de coeur pour Great Is My Depression et sa mélodie blues rock très lourde balancée par un chant hyper énergique.

Conclusion :

J’ai été un peu perdu dans l’album de Rufus Bellefleur. Loin d’être mauvais, le trop plein de changement d’univers musical m’a énormément perturbé.
La ligne directrice de l’album reste le chant, très typé hip-hop.
sorti de cela l’album est sympa globalement et chacun trouvera un ou deux morceaux qui lui parlent, qu’ils aiment sans forcément adorer l’ensemble.
Les fans du groupe connaissent l’univers de l’artiste et ne seront pas décontenancés.
Après tout, le but de Rufus Bellefleur est de se promener à travers les univers musicaux diverses et d’en prendre le meilleur.
Pari gagné de ce côté.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/48737212?utm_source=deezer&utm_content=album-48737212&utm_term=7126184_1508962902&utm_medium=web

Spotify : https://open.spotify.com/album/2ePw2TiBmYdVqCj1qTEtir

Facebook : https://www.facebook.com/rufusbellefleur/

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