U2 / Songs Of Experience

U2 que l’on ne présente plus sort un nouvel album : Songs Of Experience. L’expérience, ils l’ont et le groupe a toujours su se renouveler. Déçu après leurs deux derniers albums, c’est à reculons que j’écoute ce nouvel album.

Premier constat : si l’on écoute les trois singles sortis précédemment (American Soul, Get Out Of Your Own Way et The Blackout), on a pu constater que c’est du U2. Rien de neuf. En fait, il faut aller plus loin sur cet album que les trois singles. Tantôt très typé U2, tantôt plus rock extravagant, le groupe se promène et revient aussi sur plus de 40 ans de carrière.

Après un Love Is All We Has Left très moyen avec une mélodie lente, type ballade et un chant alternant chant clair de Bono comme il sait faire et déformation de la voix à l’autotune (Jul, sors de ce corps), le groupe bifurque sur un rock folk plus pêchu avec Lights Of  Home.

Ce morceau est d’ailleurs un vrai morceau à la U2, avec un riff de guitare très sympa et un gros son de basse et pour finir des chœurs pour créer une cohésion en live. Le morceau parle de la popularité et du fait de rester soi-même, de savoir d’où l’on vient et où l’on va. Un très beau morceau.

Get Out Of Your Own Way commence un peu comme When The Streets Have No Name (côté mélodie). Pourquoi s’embêter, çà a marché une fois et la nouvelle génération ne connaît peut être pas le morceau. On ajoute des chœurs, un riff pêchu sur le refrain et on a un single énorme de U2 comme on aime. Ils ont la recette, c’est sûr. Perso, je m’en fiche, j’aime cette chanson.

Kendrick Lamar vient donner un coup de main à Bono pour American Soul. Véritable plaidoyer de l’esprit américain et contre la politique de Trump, le morceau se veut fédérateur autour de la musique et du rock’n roll. C’est amusant de parler de rock et de mettre Kendrick Lamar dans la même phrase. L’esprit est live, avec un public en fond, une saturation dégueulasse sur la guitare de The Edge et on envoi un rock à la fois mélancolique et énergique sur le refrain.

Sans avoir l’énergie et la densité d’un Sunday Bloody Sunday, le morceau est clairement fait pour le live et inciter les gens à chanter et danser sur U2.

Je m’arrête sur Red Flag Day au son très rock’n roll années 60. Un morceau très léger dans la mélodie avec un réel travail musical et cela donne un morceau génial complètement à contre courant de ce que U2 faisait depuis quelques années.

C’est une chanson d’amour, le drapeau rouge faisant allusion au drapeau interdisant la baignade et cette image sert à qualifier les interdits face à l’envie, la raison face à l’émotion.

Je continue sur The Blackout avec une intro très White Stripes, Seven Nation Army. Un gros son de batterie de Larry Mullen Jr, alors que généralement U2 nous a habitué à un son plus feutré ou plus claquant.

13 (There Is A Light) est un pur moment de tranquillité et d’espoir avec une voix de Bono toujours aussi belle. Une pure ballade comme j’aime, comme U2 sait les faire.

Conclusion :

Un album pour les fans de U2 mais pas que. Malgré ce que l’on peut croire, il y a des nouveautés dans cet album. Plus ou moins réussi. American Soul ou Red Flag Day avec son côté rock vintage m’a beaucoup plus. A l’inverse, Love Is All We Has Left est une réelle perte de temps. On retrouve l’esprit du groupe et surtout sa voix reconnaissable entre 1000, mais on reprend un cheminement plus intéressant dans les compositions et les textes que les deux précédents albums.

Pour moi, c’est un bon album de U2, marqué par l’expérience mais aussi par le besoin de toujours aller un peu plus loin. Et puis c’est tout.

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/52250382?utm_source=deezer&utm_content=album-52250382&utm_term=7126184_1512138912&utm_medium=web

Spotify : https://open.spotify.com/album/3cbQd0gKxPirUnTG38rrUY

Facebook : https://www.facebook.com/u2/

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