Underoath / Erase Me

Underoath ou Underøath (les deux se disent) est un groupe de métal americain. Après divers changements de line-up (formation musicale), une dissolution en 2013 puis une reformation en 2015, le groupe 2 fois nommés aux Grammys revient avec Erase Me.

Ce qui differencie Underoath est la connotation métal chrétien qu’on leur donne.
Chrétiens ils le sont tous, fervents pratiquants dans leur vie, la foi dictent leurs conduites et choix de vie.
Pour autant, les 6 musiciens n’en font pas un partie pris de leur musique privilégiant les moments de la vie et la manière de les aborder que la mise en avant de leur foi.

C’est d’ailleurs ce que l’on ressent tout de suite : une très grande colère, une rage dans leur musique à mille lieux de ce que prône (ou doit prôner) la religion.

La colère monte très vite avec le chant en première ligne. La ligne de batterie est très intéressante par sa technicité et l’accumulation de notes. Elle est clairement mise en avant par rapport aux riffs de guitares plus en retrait. Cela influe sur la perception et donne un côté très terre à terre de leur musique, très ancré dans le réel.

Cela se ressent globalement sur tout l’album avec des accentuations sur It Has To Start Somewhere, le très hardcore par sa rapidité et sa puissance On My Teeth ou encore Sink With Me.

La part belle est faite au chant et à la batterie avec une instrumentation métal très pêchu et rapide en arrière plan.

Certains morceaux sortent de ce parti pris comme Wake Me et le couplet où quelques notes de pianos succinctes se mêlent au chant. De la même façon la montée en puissance se fait et de façon très nette sur le refrain mais sans entrer dans le sentiment de colère des morceaux précédents. Cela donne un morceau plus spirituel, plus aérien.
J’aime beaucoup.

Ihateit (comprenez I Hate It. Langage internet pour parler des haters, les personnes qui détestent tout et le font savoir sur les réseaux sociaux) est le paroxisme de la rage. Pas tant cette fois dans le chant mais, à l’inverse des autres chansons dans l’attaque et les riffs de guitares. Cette fois ci, les guitares prennent de front le chemin musical du morceau. Et cela en fait un très bon morceau plein de nuances et très énergiques.

La fin de l’album joue la carte de l’expérimentation avec No Frame et l’ajout de sonorités électro très urbaines et agressives. La basse s’ajoute à cela pour donner une densité énorme au morceau.

Conclusion :

Un album très métal mélangeant hardcore et néo métal de façon très intéressante. Il y a une très grande puissance de jeu du groupe dû notamment au fait que la batterie est bien mise en avant.
Ce sont pourtant les morceaux où les guitares reprennent la main qu’ils sont les plus intéressants et plus percutants.
Underoath revient et en force avec Erase Me que l’on n’est pas prêt d’effacer de nos listes d’écoutes (je sais,je suis d’humeur guillerette. #expressionannée70).

Pour l’acheter :

Deezer : http://www.deezer.com/album/60448382

Spotify : https://open.spotify.com/album/2SPvFZUwAFPYb1tHRNRHmf?si=rKZKadRAQR21DuyaGw6Vcg

Facebook : https://www.facebook.com/underoath/

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